- Baptême du Seigneur : 9 janvier 2005 : Tu es mon fils bien-aimé,
en toi j’ai mis tout mon amour...
Jésus se présente aux bords du Jourdain et se joint à la foule
qui désire recevoir le baptême de Jean. Il le fait pour "accomplir
parfaitement toute justice", c’est-à-dire pour conformer son comportement
à la volonté du Père. Il est le Serviteur annoncé par Isaïe : "Je t’ai
appelé selon la justice, je t’ai pris par la main, je t’ai mis à part,
j’ai fait de toi mon Alliance avec le peuple et la lumière des nations".
Le baptême de Jean consacre l’appartenance de Jésus à son peuple et révèle
d’emblée que la vie de Jésus a été toute entière vécue dans la plus grande
proximité avec Dieu.
Pour Jésus, le ciel s’ouvre afin de laisser descendre l’Esprit. "Voici
mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie.
J’ai fait reposer sur lui mon esprit..." L’Esprit de tendresse et
de paix qui déchire le cœur du Père à l’appel de détresse du peuple, à
l’appel de son Fils vient sur Jésus. L’ouverture du ciel, cette révélation
que Dieu fait de lui-même, est communication de son Esprit. L’Esprit qui
avait engendré Jésus à la vie, l’engendre à sa mission. La voix du Père
annonce l’identité et la mission de Jésus : le ciel s’est rapproché de
la terre ; Jésus devient la voix du Père pour les hommes. A travers lui,
Dieu s’approche des hommes et leur révèle son amour de Père. Par Lui,
nous entendons nous-aussi : "Tu es mon fils bien-aimé, en toi j’ai
mis tout mon amour"... Sauront-nous découvrir et accueillir le don
de Dieu ? Saurons-nous entendre cette voix qui murmure en nos cœurs pour
nous redire que nous sommes fondés dans l’amour et nous ouvrir le chemin
d’une relation filiale ?
- Epiphanie : 2 janvier 2005 : Sur toi se lève le Seigneur
"Sur toi se lève le Seigneur... sa gloire brille sur toi.... sa lumière
est venue..." proclame le prophète Isaïe pour annoncer ce que le Seigneur
accomplit pour son peuple. La lumière messianique qui éclaire tous les
peuples, le Christ, s’est manifesté au monde... Alors "debout ! Resplendis...
regarde.. . lève les yeux..." poursuit le prophète pour appeler en
retour notre réponse. Cette réponse n’est pas le seul fruit de nos efforts
; car elle s’accompagne d’une promesse de bonheur : " tu verras, tu seras
radieuse, ton cœur frémira et se dilatera... "
Aujourd’hui les nations païennes reconnaissent en Jésus la lumière définitive
et le salut qu’elles avaient longuement recherché. A nous aussi de nous
lever, de nous laisser déplacer intérieurement... A nous de réentendre
de manière renouvellée la Bonne Nouvelle : Dieu est venu chercher l’humanité
bien-aimée en entrant dans son histoire. A nous de scruter les Ecritures
et de discerner les signes des temps pour reconnaître en nos vies les
dons de Dieu ; nous les ferons fructifier, et ils nous feront grandir
à son image, ils nous dilateront... A nous de rendre nos cœurs hospitaliers
à la souveraine proximité de Dieu ; nous nous en retournerons à nos vies
quotidiennes, enrichis de les avoir déposées devant le Seigneur et d’avoir
ouvert en nos cœurs une brèche pour recueillir sa grâce... A nous de l’accueillir
encore en accueillant nos frères, car nous sommes, le dit saint Paul,
tous "associés au même héritage, au même corps, au partage de la même
promesse"...
- La fête de Noël : 25 décembre 2004 : Mystère
de l’Amour...
Aujourd’hui la voix des guetteurs retentit ; elle invite à éclater en
cris de joie ! Aujourd’hui nous célébrons notre Dieu qui vient chercher
l’humanité bien-aimée en entrant dans notre histoire humaine : le signe
est donné, c’est un petit enfant ! "O merveilleux échange, mystère
de l’Amour ".
Dieu a voulu partager notre nature humaine, toute notre existence, en
commençant au début, comme commencent les fils d’homme. Il n’a pas voulu
éviter la croissance, le long chemin pour devenir personne. Il prend notre
humanité avec ses limites et ses capacités. Et pourquoi Dieu, créateur
du ciel et de la terre, se révèle-t-il dans la faiblesse d’un enfant ?
La réponse Jésus nous la donne dans toutes ses paroles, ses actions, et
dans toute sa vie. Cette réponse saint Jean la résume bien : "Dieu
est amour". Dieu se fait enfant, petit, faible, parce qu’il est amour.
Devant l’enfant de la crèche, comme au pied de la croix, nous contemplons
la faiblesse de Dieu, nous contemplons le cœur de Dieu : un Dieu qui est
amour, miséricorde. Car l’amour est oubli de soi, don de soi, acceptation
de se rendre vulnérable, faible. Jésus Sauveur est né pour nous. C’est
un enfant, une petite semence qui porte en soi toute la puissance de Dieu
qui se fera visible progressivement dans l’histoire, mais aussi toute
la faiblesse de Dieu qui assume en Lui la souffrance, la douleur, le mal
et la mort...
Consentirons-nous à notre propre vulnérabilité ? Accepterons-nous de reconnaître
notre besoin d’être sauvés ? Saurons-nous reconnaître sa Présence et entrer
dans l’acceptation confiance de son Amour ?
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