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Témoignage de Sr Pascaline de la Croix
"Par amour de Jésus Christ et pour répondre à son appel... je veux me donner à Lui jusqu’à la mort..."
Le 18 juin reste une date inoubliable pour moi. C’est ce jour en effet que j’ai prononcé ces paroles ci-dessus devant l’Eglise et ma communauté.
L’événement a été préparé dans la prière par une neuvaine à Marie par ma communauté et par la prière des différentes communautés de la Province. Comme tout grand événement à l’Assomption, une veillée le 17 soir nous a aidées à mieux enter dans la célébration. Nous avons commencé la veillée par un lucernaire gestué magnifiquement par les novices.
C’est à cette veillée que j’ai été invitée à donner le témoignage sur l’histoire d’amour de Dieu avec moi. Oui Dieu m’a aimée, et cela, jusqu’au bout. Il a été patient pour venir me chercher dans ma réalité pour supporter mes combats et mes hésitations.
Dieu se sert de tout et même de rien pour faire des merveilles. Il n’attend pas que nous soyons parfaits pour nous aimer. Et quand il commence, il va jusqu’au bout. La croix est là pour nous le rappeler. Telle est mon expérience. Ma prière et mon désir, c’est de rendre cet amour de plus en plus concret dans ma vie. J’ai été encouragée par la présence à la veillée et à la messe de Monseigneur Anselme, Evêque de Bobo Dioulasso et de Mgr Basile Tapsoba, Evêque de Koudougou mon diocèse d’origine.
La célébration eucharistique a eu lieu le 18 juin à 9 heures dans notre église paroissiale de St Vincent de Paul. Elle a été présidée par Mgr Anselme et beaucoup de parents, d’amis, de religieux et religieuses, de prêtres étaient venus pour me soutenir. Les textes choisis qui parlaient de la gratuité de l’appel de Dieu et l’Evangile du lavement des pieds, montraient cet amour du Christ jusqu’au bout.
Au moment de l’appel, le tam-tam parleur le "bendré" a fait les éloges des "Kaboré". C’était un moment émouvant car ceux qui comprenaient en étaient profondément touchés.
C’est après cela que l’Evêque a procédé à l’appel. Au rythme d’un chant en mooré, accompagnée des parents qui portaient le panier de la mariée, je me suis avancée à pas lents vers l’autel pour la réponse à l’appel.
Notons au passage que sur les conseils de ma supérieure, j’ai dû faire plusieurs répétitions pour apprendre à marcher lentement. Car étant habituée à marcher à "100 km à l’heure" en temps ordinaire, ce n’était pas évident.
Le Seigneur m’a fait la grâce de maîtriser certaines émotions. C’était son clin d’œil !
Merci à tous et à chacun pour vos prières, votre soutien et votre amitié.
Que le Seigneur nous aide à lui être fidèle jusqu’au bout.
Sœur Pascaline de la Croix
(Communauté de Bobo)
Extraits de Fratcom 42 bis
01/12/2004
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