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La grande "famille" Assomption
A Rome c’était la foule, c’était surtout la famille car lorsque le nom de la Mère était prononcé tout le monde se sentait reconnu et les cris étaient unanimes !
Nous aimons dire qu’à l’Assomption l’esprit de famille est un de nos grands biens. Et quelque part Marie Eugénie (la sainte) nous rappelle de ne pas perdre cet "esprit de famille" qui régnait parmi nous dans nos commencements. Lorsque j’étais étudiante à l’Ecole Normale Assomption à Leòn il y avait une pancarte dans les couloirs que je n’ai jamais oubliée (je me souviens même de la couleur des lettres !) Voici le contenu de la pancarte : "Il ne s’agit pas d’arriver vite, ni d’arriver le premier. Il s’agit d’arriver à temps et ensemble. Que dirait Dieu s’il nous voyait arriver les uns sans les autres ?"
C’est maintenant que je réalise que dans ces phrases d’un auteur oriental, c’est l’esprit de famille qui nous était ainsi inculqué.
C’est un peu ce qui m’a été donné de vivre et parfois de rappeler aux autres membres du groupe. Cet esprit de famille que nous aimons tant, il faut se décider à en payer le prix chaque jour car il nous tient à cœur !
Très vite j’ai perçu que nous devions entrer dans une immense "ronde", celle du monde. A telle date il fallait envoyer tel document, à telle autre tel renseignement, telle commande.... Certaines avaient les passeports, d’autres n’avaient pas besoin des visas mais l’envoi devait se faire en même temps. Nous ne pouvions pas aller en rangs dispersés, sous peine d’accabler celles qui, de loin organisaient tout pour toute la famille. Nous ne pouvions chacune acheter son billet, chacune faire son visa, chacune chercher son parcours et son logement. Il fallait s’entraider, se dévouer, mettre en veilleuse ses impatiences ou ses lenteurs. Il fallait "tout faire" pour que la famille parte le même jour, car il y avait "un jour" ! Dieu seul sait ce qui a été fait pour que la famille puisse se réunir, se connaître, se reconnaître, s’élargir... A la sortie de la soirée musicale une famille belge avec deux petits de 6 à 8 ans, sortait en même temps que nous avec leurs drapeaux en l’air. Les petits criaient derrière nous : "madame, madame..." la maman corrige : "c’est ma sœur !" Ma sœur disent-ils échangeons et nous tendent leur drapeau pour prendre le nôtre ! Un nouveau monde est né : Celui de la Grande Famille de Dieu !!!
Sœur Carmen CAMPOS
Province d’Afrique de l’Ouest
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