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Chili

Naissance de Nicolás - juin 2004

- Récit de Julia Sepulveda, grand-mère paternelle
Avec la grâce de Dieu et l’aide de Marie-Eugénie, je suis la grand-mère de Nicolás Alonso et je veux donner mon témoignage.
En août 2002, j’ai demandé aux Sœurs de l’Assomption de la Paroisse Santa Catalina, Chapelle Santa Cruz, de m’aider à prier pour que le couple du cadet de mes 6 enfants, Victor Hugo et sa femme Alicia, puisse avoir un bébé car cela faisait 7 ans qu’ils étaient mariés et ils n’avaient pas d’enfant. “Demande-le avec une grande foi et confiance en Marie-Eugénie car elle va t’aider” disent les sœurs, et je l’ai fait.
Marie-Eugénie sait avec quelle foi et confiance je l’ai priée, en disant seulement que la volonté de Dieu soit faite, mais “aide-les”, car ils le méritent. Un an s’est écoulé et en août 2003 naquit mon petit-fils bien-aimé, et je rends grâces à Dieu et à Marie-Eugénie.
Dans une réunion avec les Sœurs et la sœur Provinciale, j’ai fait part de ma prière à Marie-Eugénie. Elle me demanda quel jour d’août il était né, je lui répondis que ce fut le 25. Toutes restèrent surprises. Je ne savais pas alors que c’était le jour de la naissance de Marie-Eugénie !

- Récit des parents
Mon nom est Alicia Alejandra Avendaño et je vais vous raconter l’histoire de ce tout petit qui a changé nos vies ; Nicolas Alonso. Victor-Hugo et moi étions mariés depuis 1996. Nous avons toujours pensé à avoir des enfants après avoir consolidé notre foyer et avoir notre maison, un de nos projets qui s’est concrétisé en 2001. Nous avons toujours été un couple très organisé car nous ne faisons rien sans l’avoir programmé auparavant, et c’est pourquoi, quand nous avions déjà 5 ans de mariage, il ne nous manquait que d’essayer d’avoir un enfant. Pour ma part, je rendis visite au gynécologue pour un bilan de santé et voir dans quelles conditions je me trouvais pour atteindre notre objectif. Le médecin détermina que j’avais des schistes aux ovaires et donc l’ovulation ne se faisait pas ce qui rendait impossible de tomber enceinte. Le diagnostic me découragea. D’une part, ma famille à l’évidence, désirait la nouvelle d’un bébé car de nombreuses années s’étaient écoulées et ils voulaient maintenant un petit-fils ; d’autre part, pour mes beaux-parents, il ne manquait que le petit-fils du cadet, les années passaient et il n’arrivait pas, et de plus, les plaisanteries des autres “et pour quand ?” Ceci conduisait à penser : si tous les gens ont des enfants “apparemment” avec tant de facilité, tant d’enfants non désirés, pourquoi nous qui le désirions, nous ne pouvions pas en avoir ?
Je me souviens que ma belle-mère qui a toujours été une personne de grande foi et très attachée à l’Église, conversait toujours avec les Sœurs espagnoles de la Chapelle Sta Cruz à notre sujet et surtout au sujet de Victor qu’elles connaissaient depuis l’enfance. Elles lui demandaient comment nous allions et si nous avions des enfants. Ma belle-mère répondit que non et elle fit part de mon problème à une sœur qui lui dit qu’elle devait avoir la foi et s’en remettre à “Marie-Eugénie”. Ma belle-mère demanda qui était-elle ; la sœur lui répondit : « “c’est la sainte des enfants et, crois-moi, demande lui et tu verras”.
Le docteur me donna quelques indications, des médicaments, et me dit de ne pas me préoccuper et d’avoir de la patience car de toutes manières avant 30 ans j’aurai un bébé. Plusieurs mois passèrent et les doses de pilules augmentaient pour obtenir que mon organisme ovule normalement mais rien à faire. Après des examens de plus en plus poussés entre Octobre et Décembre toujours sans résultats, il fallait encore changer de traitement. Je n’ai pas voulu m’en angoisser j’en ai parlé avec Victor Hugo et je lui fis part de la possibilité de changer de docteur, pas tout de suite mais attendre 3 ou 4 mois pour me reposer des examens, des médicaments, et des visites chez le docteur.
Le 1er avril je suis allée à la consultation d’un nouveau docteur pour exposer ma situation et tout recommencer et voir si son diagnostic était différent car j’ai toujours pensé qu’il valait mieux avoir un autre avis. Ce docteur ne parla pas beaucoup ; il réalisa seulement les révisions normales et j’en profitai pour lui faire part de mon expérience avec l’ancien docteur, ce qui m’avait laissée très découragée et sans grand espoir. Au bout d’un moment il me dit “TU ES ENCEINTE” ... ce qui m’étonna et me fit penser que c’était une plaisanterie. Je lui dis “ce n’est pas possible” et il me demanda “pourquoi” ? Je lui expliquai ce que l’autre docteur m’avait dit au sujet des examens où n’apparaissait pas d’ovule et donc n’allait pas apparaître un bébé ! Il me répondit qu’il comprenait que je ne le crois pas car le docteur précédent m’avait laissée très découragée, mais qu’en médecine tout était possible. Il ajouta que j’avais plus ou moins 4 ½ à 5 mois de grossesse, ce qui me surprit encore davantage car je n’avais eu aucun symptôme et on ne remarquait pas plus mon petit ventre. Il prescrivit une ordonnance pour que l’on réalise les examens normaux de la grossesse, me félicita et me dit alors : “Va et dis-le à ton mari qui va être très content”.
Je sortis de la consultation sans croire encore à ce qui m’arrivait, pensant : mais comment vais-je être enceinte si je n’ai pas de ventre ? Et les examens que j’ai faits en décembre, à ce moment-là, étais-je déjà enceinte ? Comment ne s’en sont-ils pas rendu compte ? En réalité cela ne cadrait pas. Arrivée à la maison je le racontais à Victor Hugo qui fut content mais pensait aussi comme moi, et nous sommes allés à la pharmacie pour acheter un test de grossesse qui fut, grâce à Dieu, positif. Le lendemain, j’effectuai des examens qui me confirmerait à 100 % ce qui se passait. Quand je vis l’écran, je ne pouvais pas le croire, c’était un bébé énorme, très complet et d’après ce que me dit le docteur, tout était en parfait état, j’étais heureuse ! Il me demanda ensuite si je voulais connaître le sexe. C’est évidemment un garçon.
Des mois passèrent et notre bébé avait déjà le nom de “Nicolas Alonso”, tout était normal et la date pour sa naissance était au plus tard le 3 septembre 2003. J’ai toujours pensé qu’il naîtrait avant et j’espérais seulement que ce moment serait le moins traumatisant possible. Mon docteur prescrivit un nouveau contrôle pour le 25 août. Ce jour-là j’allai au contrôle sans aucun symptôme étrange ni rien qui me fasse prévoir que ce jour pourrait être celui de la naissance de mon fils. Le docteur m’examina mais en entendant les battements de l’enfant il put se rendre compte d’une anomalie. Il me demanda de faire un monitorage car il était possible que l’enfant naisse ce jour-là. Je restai calme à tout moment, j’allai à la maison pour préparer mes affaires et je rendis compte à Victor Hugo de tout. Je suis retournée à la Clinique à 19h pour des examens qui ont confirmé une activité du cœur du bébé presque nulle. Nicolas ne voulait pas bouger et le docteur donna l’ordre de m’hospitaliser pour une césarienne. A 22 h 13 naquit Nicolas Alonso.
J’ai accepté de raconter l’histoire de Nicolas car tout a été pour moi très beau et j’ai voulu le partager avec vous sur la demande de ma belle-mère. En effet, il y a une coïncidence entre la date de naissance de mon fils, le 25 août 2003, et celle de Ste Marie-Eugénie le 25 août aussi. Je sais que peut-être ce ne sont que des coïncidences car mon docteur m’avait dit qu’en médecine tout est possible, mais ce que je crois c’est que sans foi rien n’aurait pu être possible.

01/07/2006
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