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Burkina Faso : Koudougou

Le 10 Février 2006, soeur Cristina Maria, Supérieure Générale des Religieuses de l’Assomption a visité la communauté des Soeurs de l’Assomption de Koudougou. En effet, c’était dans une grande ambiance de fête avec la mobilisation de l’équipe éducative et des élèves que la sœur a été accueillie, en compagnie de soeur Martine Tapsoba, Supérieure Provinciale.

L’accueil s’est déroulé en plusieurs étapes :

- D’abord la haie

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Le dix au matin en effet, à 7h30 environ, des élèves avaient déjà formé une haie depuis l’entrée principale de l’école jusqu’à la chapelle où une célébration eucharistique a eu lieu.

- Ensuite la célébration eucharistique :
Dès qu’elles se sont installées la messe a commencé. Elle a été présidée par l’abbé Pierre Kaboré curé de notre paroisse et deux autres prêtres concélébrants : le père Georges Sales missionnaire d’Afrique et l’abbé Marcellin Souli Aumônier des étudiants. Le père Georges dans son homélie nous invitait surtout à la réconciliation et au pardon à partir d’une histoire de deux amis que nous vous partageons intégralement : "Deux garçons étaient devenus des amis, de vrais amis. ils s’entendaient à merveille et partageaient joies et peines. Bien sûr, il y avait bien quelques discussions parfois, mais elles se terminaient toujours dans la paix.

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Un jour, nos deux amis marchaient ensemble pour aller à l’école. A un moment donné, ils parlaient d’un sujet sur lequel ils n’étaient pas d’accord. La discussion s’envenima un peu, et l’un d’eux, un peu plus nerveux, frappa son ami. L’autre encaissa, ne dit rien et se mit à écrire dans le sable : Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a frappé. L’autre regarda sans comprendre, puis ils continuèrent en silence. Le lendemain était un jour de congé. Le premier garçon proposa à l’autre d’aller jusqu’à la rivière pour s’y baigner. Mais le deuxième garçon ne savait pas nager et il commença à couler et faillit se noyer. Vite l’autre se précipita, le tira hors de l’eau, le sauvant ainsi de la noyade. Quand il eut repris ses esprits, le deuxième garçon ramassa un caillou pointu et se mit à écrire sur un rocher : Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a sauvé.
Ils rentrèrent en silence. En arrivant à la maison, le premier ami se tournant vers l’autre et lui dit : je voudrais te poser une question. Hier, quand je t’ai frappé, tu as écrit sur le sable. Aujourd’hui tu as écrit sur la pierre, pourquoi ?
L’autre ami lui répondit : quand quelqu’un nous fait du mal, nous devons l’écrire dans le sable, pour que le vent du pardon puisse l’effacer. Mais quand quelqu’un te fait du bien, nous devons le graver dans la pierre : aucun vent ne peut l’effacer. Il reste dans notre cœur."

- Enfin l’accueil selon la culture de notre milieu

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Après l’accueil de sœur Cristina par le Seigneur, nous avons procédé à son accueil selon la culture du milieu.
En effet, la déléguée générale de l’ESPAK, après un petit mot, a symbolisé cet accueil l’offrande du zoom-koom boisson d’accueil du milieu. Ainsi accueillie, sœur Cristina a entendu maintenant des allocutions de quelques membres de la famille de l’ESPAK.
La Directrice de l’ESPAK Sœur Evelyne, a pris la parole et a présenté Sœur Cristina Maria à l’assemblée. Après la directrice, ce fut le tour de la déléguée générale qui, au nom de tous les élèves a souhaité la bienvenue a sœur Cristina. Ensuite, ce fut le tour de Mr Pouo Élie, délégué du personnel qui prit la parole au nom de toute l’équipe éducative. Dans son discours, il nous a exhortés à l’amour qui est la source du succès, de la paix et aussi de la prospérité.
Pour rendre belle la cérémonie, les élèves ont exprimé leur grande joie à travers des danses et des poèmes. Heureuse et très reconnaissante, sœur Cristina à son tour s’est adressée à la jeunesse et aux professeurs. Elle a beaucoup salué notre sens de l’accueil et de l’hospitalité, en insistant sur l’espérance à garder.
Une plantation d’arbres au sein de l’établissement a mis fin à cette cérémonie d’accueil et les cours ont repris. La visite de sœur Cristina s’est poursuivie dans la soirée avec une rencontre de l’équipe éducative.

Un autre fait marquant de cette visite fut la tenue de l’assemblée des communautés du Burkina chez nous à Koudougou. Grande fut notre joie de nous retrouver en sœurs autour de notre mère Cristina. Des échanges simples mais profonds ont marqué cette assemblée.
Nous rendons grâce à Dieu pour cette visite de sœur Cristina, visite vécue dans un esprit de famille et nous lui sommes reconnaissants pour le témoignage de vie simple et fraternelle qu’elle nous a laissé.

Sœur Rufine Pascal
(pour la communauté de Koudougou)

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01/12/2005
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