Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail

6 : Après la célébration

- L’AUDIENCE
Entre temps, Paul VI s’est dirigé vers une petite chapelle latérale qui lui sert de salle d’audience pour les groupes restreints. Pendant quelques minutes, il rencontre Mère Hélène-Marie, le Conseil général, Mère Marie-Denyse, des représentants des différentes Provinces de l’Assomption à travers le monde, Madeleine de Saint-Chamant représentant toutes les Anciennes, un membre de la famille de Mère Marie Eugénie et quelques amis. Mère Hélène offre au Saint-Père un beau reliquaire de la nouvelle Bienheureuse, et quelques cadeaux provenant des différents continents : un Christ rwandais, un magnétophone japonais, un calice philippinois, une aube espagnole, une tenture mexicaine. Le Pape passe lentement devant le groupe et prend tout son temps pour dire un mot personnel à chacun : c’est bien le Père rencontrant ses enfants.

- L’ALLOCUTION A LA PLACE SAINT-PIERRE
Quelques minutes plus tard, les 15.000 pèlerins accueillent par des ovations Paul VI qui parait à sa fenêtre. Voici le message qu’il leur adresse encore :
« Vous savez quelle cérémonie a été célébrée ce matin à Saint-Pierre : la béatification de Marie-Eugénie Milleret, une religieuse française qui a vécu au siècle dernier et qui est morte en 1898. Elle est la fondatrice des Sœurs de l’Assomption qui ont beaucoup d’institutions dans le monde et qui sont bien connues à Rome à cause de leur célèbre maison d’éducation pour jeunes filles et d’autres centres d’assistance dans les quartiers de la périphérie.
Ainsi, une fois encore, l’Église nous invite à honorer dans le ciel et à imiter sur la terre une grande âme, une femme remarquable par ses vertus religieuses, une éducatrice d’un rare talent, ayant eu une singulière intuition pédagogique. Toute sa vie sainte et active a été consacrée à un double programme : adorer et éduquer. Elle a entraîné derrière elle une immense foule de religieuse de qualité qui, à leur tour, ont totalement consacré leur vie à la prière et à l’enseignement.
Cet activité éducatrice tout spécialement a fait de la bienheureuse Marie-Eugénie Milleret l’une des figures les plus éminentes et les plus méritantes de l’enseignement catholique moderne. Elle a su communiquer à son institut religieux la passion et le génie de la formation culturelle, morale et chrétienne des nouvelles générations, en interprétant les exigences des temps nouveaux et en trempant leurs caractères pour les rendre libres et forts, toujours à la lumière du Christ.
Au moment précisément où la société transforme et reconsidère sa tâche éducatrice c’est un réconfort pour nous que l’Église ait reconnu cette magnifique, énergique et aimable expérience d’éducation des jeunes filles ; une éducation sachant s’adapter aux besoins actuels, mais toujours soutenue par les principes et les charismes de la sagesse de l’Évangile.
Nous sommes ainsi tous appelés à aimer et à honorer l’enseignement, à ouvrir aux jeunes des voies nouvelles et bonne et à avoir confiance dans l’assistance céleste d’une âme de choix qui, en gravissant les rudes degrés de l’enseignement, a gagné le paradis où elle est au côté de la Mère du Christ, Notre-Dame de l’Assomption. »
(Traduction d’après le texte italien original, et titre de la DC).

>> Cliquer pour accéder à la suite de la journée

01/12/2004
Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail
> Tous les articles remonter Remonter