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4e dimanche de Pâques
En priant ce psaume Seigneur Jésus, nous contemplons qui tu es : tu es le vrai pasteur ; tu ne nous fais manquer de rien et tu donnes même ta vie pour ses brebis. Tu es le juste chemin, la voie, la vérité et la vie. Oui, Seigneur, je ne manque de rien car tu es avec moi, tu me donnes la sécurité et j’habite dans ta maison. 

Le mot d’explication :
Dans l’Evangile de Jean, Jésus adresse aux pharisiens une parabole, où il est question de pasteur et de brebis. Le pasteur véritable, décrit par Jésus, entre par la porte, sans dissimulation. Il connaît ses brebis, les appelle chacune par son nom : pour lui chacune est unique, chacune est l’objet de ses soins. Il les fait sortir, comme Moïse déjà avait fait sortir le peuple de l’Egypte, lui qui aussi était pasteur. « Faire sortir » dit un acte de libération, de délivrance. Quant aux brebis elles écoutent la voix du pasteur et elles suivent : écoute et obéissance, comme de bons disciples !
Dans ce discours, dans Jésus se présente comme le vrai berger qui donne sa vie pour les brebis, la porte par laquelle entrer pour trouver le salut et aller au Père.
Méditation :
Jésus s’applique à lui-même le symbole du pasteur et conjointement celui de la porte. Il est la porte : Celui par qui on peut aller au Père ; Il est pasteur : Celui qui prend soin des brebis. Et que gagne donc l’homme qui écoute sa voix et entre en passant par lui ? Il est sauvé, c’est-à-dire d’une part, il peut entrer et sortir en toute liberté - il est rendu libre -, d’autre part, il trouve un pâturage, c’est-à-dire un lieu de repos, de stabilité. Le don qui lui est fait est la vie en abondance.
Dans l’Ancien Testament, Dieu apparaissait déjà comme pasteur de son peuple. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien, nous fait prier le psaume 22.
Ce psaume célèbre Dieu comme celui qui prend soin de l’homme. Dans la première partie du psaume, l’image de Dieu est celle du pasteur ; et dans la seconde, celle de celui qui donne l’hospitalité. Le Dieu pasteur protège de tout mal ; le Dieu hôte apporte le bonheur. Les lieux mentionnés permettent de voir un itinéraire spirituel : aux lieux symboles de sérénité, les prés d’herbe fraîche et les eaux du repos s’oppose le symbole du danger, le ravin de ténèbre ; mais même là Dieu reste proche. La table préparée et la maison de Dieu symbolisent une félicité qui ne passera pas.
Le pasteur n’est pas celui qui fait route sans les brebis mais celui qui construit la route selon le bien des brebis, et ceci à cause de son nom. Les brebis sont prioritaires, le pasteur est à leur service. Le psaume nous révèle un Dieu au service de l’homme. Le pasteur peut choisir des chemins qui ne soient pas trop dangereux pour les brebis, même si pour lui ces chemins sont plus fastidieux. Dieu fait ainsi : il nous porte à travers des voies qui ne sont pas celles de sa commodité mais qui conviennent à notre rythme, à nos possibilités. Le psaume alors est une invitation à s’abandonner, à avoir confiance, même si on ne comprend pas les voies du Seigneur. Car là où Dieu nous porte, là est le chemin qui nous est ajusté. Ceci à cause de son nom : le nom révèle la personne, correspond à la vérité de la personne. Dieu nous conduit par de justes voies selon ce qu’Il est et parce qu’Il veut se révéler, non à cause de nos propres mérites.
Si Dieu est ainsi, le cri de confiance du v. 4 peut venir. Le psaume invite à n’avoir pas peur même dans une vallée obscure car Dieu est avec nous. La présence de Dieu met en fuite la mort, la ténèbre. Avec Dieu, on peut traverser la mort sans se laisser enfermés dans la crainte. Même quand il envisage l’épreuve que la mort représente, une situation redoutable, le psalmiste affirme une foi inconditionnelle en Dieu.
En priant ce psaume Seigneur Jésus, nous contemplons qui tu es : tu es le vrai pasteur ; tu ne nous fais manquer de rien et tu donnes même ta vie pour ses brebis. Tu es le juste chemin, la voie, la vérité et la vie. Oui, Seigneur, je ne manque de rien car tu es avec moi, tu me donnes la sécurité et j’habite dans ta maison.
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