- Accueil du site
- Prière
- Préparer dimanche
- Année liturgique 2007/2008 [A]
- Temps ordinaire (3)
- > 30e dimanche du temps ordinaire
30e dimanche du temps ordinaire
Seigneur tu nous enseignes quel est le prochain qui doit faire l’objet de notre attention : c’est celui qui est petit, sans défense, sur lequel il est facile d’exercer n’importe quelle forme de pouvoir...

Le mot d’explication :
La réponse de Jésus au savant qui l’interroge s’élabore en trois temps : le premier précepte est celui de l’amour de Dieu, que Jésus cite à partir du "Shema Israël" ("écoute Israël", Dt 6, 4-9) récité par le juif pratiquant le soir et le matin ; c’est une confession de foi. Le second précepte, qui lui est semblable, est l’amour du prochain, selon une formule tirée de la loi de sainteté (Lv 17, 26). Enfin, Jésus précise que ces deux commandements synthétisent toute la loi et les prophètes, c’est-à-dire l’ensemble de la révélation biblique.
La question du pharisien est de savoir, au vu de la multiplicité des prescriptions, quel est le principe fondamental. La réponse de Jésus lie entre eux l’amour de Dieu et l’amour du prochain. L’obéissance à ce double commandement est conformité à la révélation biblique.
Méditation :
Jésus est entré à Jérusalem et les foules l’ont acclamé. Mais, dans le même temps, l’opposition continue de grandir et des controverses se succèdent, au cours desquelles des questions-pièges sont posées à Jésus : l’impôt dû à César par les pharisiens et les hérodiens ; la résurrection des morts par les sadducéens ; le plus grand commandement par un légiste pharisien. Ces polémiques manifestent l’indépendance de Jésus par rapport aux mouvements religieux de son temps.
C’est un savant, quelqu’un qui a pouvoir sur les autres par la force de son savoir, qui pose la dernière question pour mettre Jésus à l’épreuve. Sa réponse montre qu’il connaît les Ecritures. La nouveauté est qu’il lie entre eux les préceptes de l’amour de Dieu et du prochain : celui qui aime Dieu, dans le même mouvement, doit aimer son prochain. Celui qui de tout son être s’attache à Dieu désire la ressemblance à lui, aspire à adopter ses manières d’être et d’agir.
La première lecture manifeste la compassion de Dieu pour l’immigré, la veuve et l’orphelin, le pauvre. Ce sont toutes des classes de population sans défense, menacées. Ceux-là n’ont pas le pouvoir et n’ont pas la capacité de faire reconnaître leurs droits. Il est facile de les abuser ! Lorsqu’il radicalise et simplifie la loi en affirmant qu’elle est toute accomplie dans l’amour, Jésus se rend lui-même vulnérable. A la ruse du langage qui cherche à le piéger, il oppose un refus d’entrer dans la polémique pour tenter de vaincre. En sa personne l’amour de Dieu et du prochain trouve sa consistance. Et, parce que l’amour non seulement est vulnérable mais encore ne s’impose pas, Jésus renvoie chacun à sa liberté pour répondre, devant Dieu, de ce double principe.
Seigneur tu nous enseignes quel est le prochain qui doit faire l’objet de notre attention : c’est celui qui est petit, sans défense, sur lequel il est facile d’exercer n’importe quelle forme de pouvoir... Apprends-nous à aimer à ta manière, donne-nous le courage de renoncer à toute forme de domination, y compris celle qui a l’apparence du bien et du dévouement, mais qui est peut-être encore une manière de ne chercher que sa propre perfection...
>> Cliquer pour l’introduction à l’Evangile de Matthieu
Remonter
