- Accueil du site
- International
- Auteuil
- Les Communautés
- La Communauté Générale
- 2000-2006
- Messages de la supérieure générale
- > 3 avril 2005 : Lettre à la Congrégation
3 avril 2005 : Lettre à la Congrégation
Me voici une fois encore avec vous. Il me serait difficile de ne pas me mettre en contact avec vous toutes en ce dimanche 3 avril, quelques heures après le départ de notre Pape Jean Paul II à la maison du Père.
LETTRE A LA CONGREGATION
Très chères sœurs,
Me voici une fois encore avec vous. Il me serait difficile de ne pas me mettre en contact avec vous toutes en ce dimanche 3 avril, quelques heures après le départ de notre Pape Jean Paul II à la maison du Père. C’est dans ces termes que la nouvelle nous a été annoncée hier soir. Pour nous, à Auteuil, c’était le moment où finissait l’Office des Vigiles du dimanche après toute une journée d’adoration et de prière pour le Saint Père.
Depuis une semaine, nous avons suivi la maladie du Pape pas à pas. Dès que la nouvelle nous est arrivée, j’écrivais ces quelques mots à travers notre page web :
Quelques heures plus tard, encore sous l’émotion de ce départ, le passé et l’avenir commencent à s’entrecroiser. Les uns font déjà le bilan du passé. Les autres, les spéculations sur l’avenir. Pour ma part, il me semble trop tôt pour faire un bilan juste de ces 26 années de pontificat de Jean-Paul II. Nous pouvons faire mémoire des grands événements de la vie et pour la vie de l’Église et de l’Histoire du monde vécus pendant ce long pontificat. Combien de gestes sont restés gravés dans nos cœurs, des gestes faits par Jean-Paul II : des gestes de pardon, de réconciliation, d’audace, d’affection... Combien de photos ont fait et vont refaire sans doute le tour du monde et des journaux... Il y a eu aussi des paroles d’encouragement, de vérité, d’espérance, de confiance. Des écrits courageux, exigeants pour les uns, conservateurs pour les autres. Pour les jeunes générations, ce Pape a été leur ami, leur compagnon de route...
Pour l’avenir, les défis à relever par le nouveau Pape et par nous tous, chrétiens du IIIème Millénaire, sont là. Nous aurons besoin d’audace, de patience, de clarté, de réalisme pour nous engager, en Église, et apporter notre petite contribution à l’annonce de la Bonne Nouvelle et à l’humanisation de notre monde, de nos sociétés, de nos communautés, de nous-mêmes...
Aujourd’hui, la liturgie nous a donné un texte de la première Lettre de Saint Pierre Apôtre que je vous propose de la lire et de la prier, en ce temps pascal, en communion avec toute l’Église. Cette Église -et chacun et chacune de nous- rené à une vivante espérance pour l’héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement, tressaille d’une joie inexprimable au cœur des épreuves qui vont purifier et vérifier la qualité de notre foi. En ce temps, notre temps, nous allons continuer notre route jusqu’au moment où se révélera Jésus Christ, lui que nous aimons sans l’avoir vu, en qui nous croyons sans le voir encore ; et nous tressaillons d’une joie inexprimable qui nous transfigure, car vous allez obtenir notre salut qui est l’aboutissement de notre foi.
Qu’en cette fête de l’Annonciation, le Seigneur, par Marie, nous enracine de plus en plus, dans cette foi et dans cette espérance.
Tout à vous dans le Christ Seigneur,
Sr Cristina Maria, r.a.
Ce 3 avril 2005
2ème Dimanche de Pâques
PS. Le Conseil m’envoie à Rome pour 24 heures. C’est au nom de toute la Congrégation que je pars. Vous serez très présentes au cœur de l’Église, en ce moment si important de son Histoire.
03/04/2005
Remonter
