- Accueil du site
- International
- Auteuil
- Les activités
- Assomption-17
- Retraites
- Triduum pascal 2004
- > 3 - Homélie du Vendredi saint
3 - Homélie du Vendredi saint
L’homélie du Père Bernard Sesboüé, au cours de la célébration du Vendredi saint, à partir de l’évangile selon saint Jean 19,31-37
![]() |
Karl Barth disait qu’il ne fallait pas prêcher le vendredi-saint. La vraie prédication est le récit de la passion. Il suffit de l’écouter, de regarder d’un regard de foi et d’y entrer. Dans cet esprit je vous invite à rester un instant dans la contemplation du côté de Jésus ouvert par la lance du soldat. |
|
Le côté ouvert de Jésus, c’est l’expression ultime du "jusqu’à
la fin" énoncé par l’évangéliste avant le lavement des pieds. Non seulement
ce corps crucifié est éteint après avoir tout donné de lui-même ; mais
comme si cela ne suffisait pas, il y faut encore un coup ; un coup symbolique,
puisqu’il atteint la région du cœur. Il en sortit du sang et de l’eau. La tradition chrétienne y a
vu l’Eglise et les sacrements, l’eau du baptême et le sang de l’eucharistie.
Jésus n’est pas seulement le fondateur de l’Eglise ; il en est le fondement.
Mais l’eau est aussi le symbole de l’Esprit, de l’Esprit que Jésus a remis
dans son dernier souffle. Ce que vous regardez, c’est l’événement du salut pour le monde entier,
prophétiquement annoncé par Zacharie. Amen. |
|
Remonter

