Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail

1er dimanche de l’Avent

Une nouvelle formule : Introduction et commentaire des textes liturgiques par Sr Sophie Ramond, une proposition d’un texte de sainte Marie-Eugénie de Jésus. Donnez-nous votre avis !

- Le mot d’explication

L’avènement du Fils de l’homme.
Jésus, dans l’évangile parle de son retour en gloire, de son avènement, ce qui se dit en grec parousie. Ce terme, classique dans le monde grec, indique la venue solennelle (la joyeuse entrée) du roi dans une cité qui l’honorait comme un dieu. Le temps de séjour du prince est considéré comme des jours sacrés. On parle même de nouvelle ère qui s’ouvre à l’occasion de cette parousie. On célèbre de grandes fêtes, on remet des peines, on frappe des monnaies, on fait de nouvelles constructions... C’est en fonction de ces usages que le Nouveau Testament a désigné par Parousie la venue glorieuse du Seigneur Jésus à la fin des temps, son dernier avènement.

- Méditation

Pour parler à ses disciples de son avènement, Jésus utilise une parabole, celle du déluge qui se présente comme un midrash de l’histoire de Noé. Elle établit une correspondance entre les premiers temps du monde et les derniers temps. Cette mise en relation du déluge et de la parousie souligne, d’une part, le caractère inopiné et subit de la parousie : de même que le déluge surprit les hommes dans leurs occupations quotidiennes, ainsi le fils de l’homme viendra alors que personne ne l’attend. Elle introduit d’autre part, thème du jugement universel, auquel est inséparablement lié, dans la tradition vétérotestamentaire, le motif du déluge : la parousie sera le lieu du grand tri eschatologique, auquel personne ne peut se soustraire.
Quelle a été l’erreur des contemporains de Noé qui ne sont pourtant décrits qu’à partir d’activités somme toute très quotidiennes ? Ils ont conduits leur vie sans tenir compte ni de la réalité de Dieu ni de sa venue. Noé, au contraire, a compris son existence en présence de Dieu. La pointe de la parabole est claire : la parousie surviendra de manière inopinée et provoquera le jugement de tous. Seul celui qui a vécu, tel Noé, en prenant acte de la présence de Dieu et de sa venue sera sauvé. Celui au contraire qui vit dans l’oubli de son Seigneur court à sa perte.
Les deux images qui suivent (celle des deux hommes et celle des deux femmes) désignent des personnes solidaires l’une de l’autre et apparemment semblables. La parousie va surprendre ses personnes dans leurs occupations quotidiennes et briser leur communauté des destin. Pourquoi l’un est-il sauvé, l’autre non ? Parce que l’un était prêt, l’autre non. L’incertitude de la parousie place le moment présent et l’avenir qui s’ouvre sous le signe de la vigilance. Cette vigilance ne consiste pas à calculer le temps du retour mais à vivre en fonction de cet événement sans cesse possible.
La vigilance n’est pas le fruit d’efforts volontaristes. Elle est d’abord foi confiante, à l’image de celle du peuple d’Israël qui attend la venue de jours de bonheur et de paix, avec cette certitude que tel sera le don de Dieu.

Alors, venez, marchons à la lumière du Seigneur. Soyons des veilleurs attentifs, prompts à reconnaître la souveraine proximité de Dieu en nos vies. Que ni la routine ni l’habitude facile, ni nos paresses ni nos torpeurs, ne nous endormissent au point d’éteindre en nous le désir de vivre en sa présence et d’attendre son retour...

© Sr Sophie Ramond, r.a.

>> Cliquer pour l’introduction aux textes liturgiques de l’Avent
>> Cliquer pour l’introduction à l’Evangile de Matthieu
>> Cliquer pour la méditation de sainte Marie-Eugénie de Jésus

01/12/2006
Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail
> Tous les articles remonter Remonter