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10 mai 2007

Une proposition de la province d’Europe du Nord. Cliquez et retrouvez aussi les jours précédents. Aujourd’hui : "La réponse à un appel est toujours une décision à reprendre chaque jour."

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“Je savais qu’une fois décidée, rien ne me coûterait pour tâcher d’imiter Jésus-Christ en sa mission de Sauveur. J’avais voulu me donner, non me prêter à Jésus-Christ.”
1841 - Lettre à l’abbé Gros

L’abbé Gros avait été nommé par l’archevêque de Paris supérieur de la petite communauté naissante. Le 14 août 1841, les trois premières sœurs avaient prononcé leurs premiers vœux entre ses mains pour deux ans. Mais à la suite d’accusations malveillantes, l’abbé Gros paraît entrer dans des soupçons sur la viabilité de cette fondation. Il propose aux soeurs de se séparer. Après avoir prié et réfléchi, Marie Eugénie lui rédige sa réponse. C’est un moment de crise : faut-il continuer cette aventure de l’Assomption ? Le cœur de notre fondatrice retourne à la source de sa confiance : Jésus-Christ et son appel, c’est Lui qui a voulu cette oeuvre.

La réponse à un appel est toujours une décision à reprendre chaque jour. Mais cette décision est surtout un lâcher prise, un abandon confiant aux mains de Dieu. Notre oui est précédé par un oui total : celui de Jésus sur nous... Il est le premier à ne pas avoir voulu se prêter, mais se donner totalement à sa créature, à son Eglise. “C’est un oui sans réserve, Père, que tu dis sur nous en Jésus-Christ ; et par Lui tu nous donnes encore de répondre Amen à ton appel” (chant de Taizé, M106). Que le rocher de son Amen soit le soutien de notre Oui.

>> La feuille-retraite du 9 mai
>> Le site de la Province d’Europe du Nord

01/12/2006
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