07 mai 2007
“J’étais réellement convertie et j’avais conçu le désir de donner toutes mes forces, ou plutôt toute ma faiblesse à cette Eglise qui, seule désormais à mes yeux, avait ici-bas le secret et la puissance du bien... Mais les membres de cette Eglise, je ne les connaissais pas ; et pendant tout le temps encore que je passai à achever par l’étude du christianisme la rénovation intellectuelle que vous aviez faite en moi, je rêvais en eux des apôtres, je devais plus tard y trouver des hommes...”
(1841 - Lettre au Père Lacordaire - n°1501)
Marie Eugénie s’est convertie à la foi à 19 ans, en entendant la prédication de Lacordaire à Notre-Dame de Paris (Carême 1836). Fondatrice de la congrégation des religieuses de l’Assomption à 22 ans, son enthousiasme et son amour de Jésus se frottent à une Eglise qui ne correspond pas toujours à l’idéal évangélique.
Combien de fois ne suis-je pas déçue par l’Eglise ? Je la voudrais tout autre : moins rigide, plus simple, plus pauvre, plus proche... Pourtant, l’Eglise, elle me ressemble, elle ne reflète que mes manques, mon éloignement du coeur de l’Evangile. Au lieu de la juger ne devrais-je pas comme Marie Eugénie apprendre à aimer ces hommes qui ne sont point apôtres ? et puis, comme elle, m’attacher à la transformer de l’intérieur ?
>> La feuille-retraite du 6 mai
01/12/2006
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