Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail

 ::07 :: Jeux olympiques

A l’équipe de télévision, qui les interrogeait après leur succès, les champions qui venaient de décrocher une médaille ont répondu : "Je me suis fait plaisir". Phrase étonnante pour ceux qui pensent aux entraînements, aux risques, aux chutes. On s’attendait à la description des muscles tendus, du coeur au rythme accéléré, de la peur... de toute la souffrance enfin qui a été surmontée, et la réponse tombe : “"Je me suis fait plaisir !"

Quel est donc ce plaisir, si éloigné des publicités montrant de beaux corps bronzés, mollement étendus sur la plage, avec des rafraîchissements à portée de la main ?

Ne serait-ce pas l’écho de "Bienheureux les pauvres, bienheureux les persécutés"... Il y a un autre bonheur que la satisfaction des sens.

S’oublier pour servir, prendre de la peine pour donner de la joie à d’autres, prendre sur soi le travail pénible, accepter d’être méconnu pour que Dieu soit glorifié, se faire petit pour laisser toute la place à Dieu, c’est là le dégagement joyeux : "Je me suis fait plaisir !" et surtout : je LUI AI FAIT PLAISIR.

D’après un chapitre de Mère Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

01/12/2005
Enregistrer au format PDF Imprimer l'article envoyer l'article par mail
> Tous les articles remonter Remonter