06 mai 2007
“Mes pensées sont une mer agitée qui me fatigue et me pèse. Tant d’instabilité, jamais de repos... Et puis tous les rêves du coeur, des besoins d’affection que rien ne satisfait... Alors viennent des angoisses, des dégoûts, des ennuis de la vie... Je suis seule, seule au monde, dans un amer isolement d’âme. Et qu’importent... ces amis qui m’aiment et ne me connaissent pas, qui me serrent la main sans s’inquiéter pourquoi mon cœur bat... Quand je suis avec eux, je me sens plus seule que jamais.”
(1835 - Notes - n°151/01)
Après la mort de sa mère en 1832, Marie Eugénie reste à Paris confiée à une amie de la famille, dans un milieu très mondain et frivole. Elle y traverse bien des tourments : solitude, recherche anxieuse du sens de la vie, souffrance qu’elle exprime dans le langage romantique de son temps...
Comme Marie Eugénie est proche de beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, elle qui a connu la ruine de son père, la séparation de ses parents, la mort de sa mère... Mais les blessures peuvent devenir ouverture, comme les sillons d’une terre labourée s’ouvrent pour accueillir et faire germer la semence...
>> La feuille-retraite du 5 mai
01/12/2006
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