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03 - Le temps de l’Avent

L’attente de Jésus-Christ

Cette semaine de l’Avent semble être plus particulièrement la semaine de l’attente de Jésus-Christ. Nous trouvons dans l’Office beaucoup de paroles qui nous disent d’une manière pressante d’attendre le Seigneur : "Voici, le Seigneur viendra et il ne tardera pas... Déjà le Seigneur est proche. Venez, adorons-le."

Il faut réveiller notre foi sur la venue actuelle de Notre-Seigneur puisque, dans dix jours, nous célébrons la fête de sa naissance. Il faut nous y préparer avec ferveur, car la vie spirituelle est une vie réelle. Il faut tâcher d’entrer dans les dispositions que l’Église nous suggère par les paroles que la sainte Liturgie propose pour ce temps.

La Sainte Vierge s’attendait à voir la face de Notre-Seigneur, à vivre avec Jésus et aussi à souffrir avec Lui.
- D’abord elle s’attendait à voir la face humaine de Notre-Seigneur. Pour nous aussi, cherchons la face de Dieu.
Déjà ici-bas, à travers les ombres de la foi, nous pouvons par la méditation de l’Évangile nous représenter Jésus tel qu’il était sur la terre. Nous pouvons nous figurer quelle majesté, quel amour, quelle douceur sa face humaine révélait aux hommes. Mais ce que nous devons surtout chercher, c’est à former en nous cette ressemblance. Jésus est l’Image du Père céleste et ceux-là seront prédestinés, en qui Dieu trouvera de la conformité à l’image de son divin Fils.
Nous attendons que Jésus vienne nous apporter plus de sainteté, mais il faut l’espérer, le désirer, quel que soit notre pauvre petit degré d’amour. Jésus-Christ est venu pour retirer les hommes du péché. Grâce à Dieu, nous ne sommes pas plongées dans le péché, mais nous ressentons des misères qui sont les suites du péché, et il faut élever notre cœur à Dieu par la confiance en Celui qui doit venir. L’Église nous y engage par les paroles des livres saints. Elle veut que les pusillanimes prennent courage, que tous aient confiance dans le Sauveur qui nous est promis. Quelle que soit notre impuissance, notre malice, nous devons espérer dans le Sauveur.
- La Sainte Vierge s’attendait à vivre avec Jésus. C’est là encore une réalité pour nous. Jésus s’est fait homme pour demeurer avec nous, pour être le compagnon de notre vie.
Au moment de la naissance du Sauveur, les anges ont annoncé : "Paix aux hommes de bonne volonté [1]." Qu’est-ce que la paix ? C’est l’accord avec Dieu et il ne faut que cela et la bonne volonté pour que Jésus puisse vivre en nous. Alors notre âme glorifiera Dieu, dans une vie qui pourra être cachée aux yeux des hommes, mais qui sera très agréable à Dieu s’il peut y voir quelque chose qui paraisse à ses yeux revêtu de Jésus-Christ.
- De plus il faut nous attendre comme la Sainte Vierge à souffrir avec Jésus et pour Jésus. Marie a non seulement partagé ses joies, mais elle a participé à ses souffrances dans un degré auquel nulle créature ne saurait prétendre. Cependant nous avons tous dans une certaine mesure à souffrir avec Notre-Seigneur, et quel est celui qui n’a jamais eu le pressentiment de quelque souffrance.

Proposons-nous, à l’occasion de cette grande fête de Noël, de chercher la face de Dieu. C’est à Lui de former en nous la ressemblance de Jésus-Christ. Donnons-lui notre personnalité pour qu’il mette ses pensées, ses sentiments, à la place de nos pensées, de nos sentiments. Puis proposons-nous de vivre et de souffrir avec Lui, en le prenant comme le compagnon de notre vie. Si nous l’attendons ainsi en union avec la Très Sainte Vierge, Il nous apportera des grâces bien plus grandes.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
Sans date

01/12/2006
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